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Truffe

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Un produit emblématique du Lot

La truffe est un produit emblématique du département du Lot.

Sa production, cantonnée aux régions calcaires, fait l’objet de soins particuliers de la part des agriculteurs et trufficulteurs, organisés en association ou syndicat et fédération départementale.

Des travaux sont conduits en matière d’expérimentation pour améliorer les conditions de sa production. Malgré sa sensibilité à la sécheresse estivale, c’est un produit économiquement intéressant qui fait l’objet daides à la plantation de la part du Conseil général du Lot et du Conseil régional Midi-Pyrénées.

La promotion de la truffe est assurée par les structures professionnelles des trufficulteurs, les restaurateurs et aussi des conserveurs.

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Biologie

La truffe est un champignon, fructification souterraine d’un mycélium qui vit en association avec l’arbre truffier au niveau de ses racines.

Il existe plusieurs espèces de truffes, mais la seule qui intéresse vraiment le gastronome est l’espèce noble connue sous le nom de truffe du Périgord, encore appelée Tuber melanosporum.

L’arbre truffier se remarque par la présence d’une zone sans herbe principalement autour du tronc qui résulte de l’action herbicide du mycélium. Cette zone appelée « brûlé » est le plus souvent circulaire de quelques mètres de diamètre.

En général, l’arbre truffier est un chêne pubescent mais il peut être un chêne vert ou un noisetier.

La truffe naît dans le sol en mai ou juin, se développe pendant les mois d’été à la faveur des pluies d’orage, surtout celles du mois d’août, commence à mûrir avec les premiers froids de l’automne.

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Ecologie

La truffe vit dans les sols calcaires, notamment sur les causses du Lot depuis celui de Martel au nord, jusqu’à celui de Lalbenque et Limogne au sud.
Il s’agit de grands plateaux formés d’assises sédimentaires des périodes Jurassique et Crétacé (ère secondaire).

Les sols truffiers sont généralement peu profonds (10 à 30 cm), aérés, drainants, avec un pH voisin de 8.

La truffe a besoin d’un climat de type méditerranéen avec quelques orages en été.

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Trufficulture

Après avoir débroussaillé, nettoyé puis labouré le terrain favorable à la truffe, le trufficulteur plante pendant l’hiver de jeunes chênes (chênes pubescents ou verts) à raison de 200 à 400 plants/ha. Ces plants, porteurs du mycélium de la truffe sur les racines, sont dits mycorhizés.

Ils sont entretenus régulièrement, débarrassés des parasites éventuels et sarclés pour éliminer les mauvaises herbes concurrentielles.
Ils sont taillés pour guider leur croissance.

Après 3 à 6 années d’entretien, le brûlé se forme autour des arbres annonçant une production de truffes, dans un, deux ou trois ans.

Dès que la truffière commence à produire, la culture consiste principalement à travailler le sol au mois de mars ou avril.

Si cela est matériellement possible et rendu nécessaire par la climatologie, les plantations truffières sont arrosées pendant l’été de façon à maintenir en vie les truffes encore immatures exposées à l’action de la sécheresse.

La truffe est récoltée à l’aide d’un chien ou du cochon que l’on aura spécialement dressé.

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Expérimentation

Le Lycée agricole de Cahors-Le Montat est le siège depuis une trentaine d’années d’une station d’expérimentation sur la truffe.

Les travaux effectués portent principalement sur :

  • la comparaisons du matériel végétal,
  • l’étude des sols,
  • les techniques culturales (entretien du sol, arrosage, taille des arbres, etc.),
  • l’écologie de la truffe
  • et la climatologie.

La Station du Montat a surtout mis en évidence la compétition des autres espèces fongiques à l’égard de la truffe dans un environnement boisé.

Elle travaille actuellement sur les méthodes qui protègent des contaminations, soit par le renforcement du potentiel truffier (apports de spores, etc.), soit par sa protection contre les contaminations.

Ses techniciens conseillent les trufficulteurs dans leurs choix sur le terrain.

Elle bénéficie pour son fonctionnement des aides du Conseil général du Lot, du Conseil régional Midi-Pyrénées, de FranceAgriMer et de l’Europe.
Un réseau d’expérimentation a été mis en place dans lequel on trouve notamment le site expérimental de Cuzance où intervient le Ctifl avec la Station de Creysse.

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Economie

Le coût d’une plantation truffière est d’environ 4000 € par ha sans compter le matériel d’arrosage.
On peut espérer les premières truffes à la 5ème ou 6ème année.
Le retour sur investissement commence généralement entre la 8ème et la 10ème année si la conduite a été rationnelle.

Le département du Lot est connu pour la qualité de ses truffes que l’on retrouve sur les marchés de gros en hiver à Lalbenque, Limogne, ou sur les marchés occasionnels de détail à Martel, Cuzance, Gourdon, Gramat, Bretenoux.

Le Lot produit actuellement 2 à 5 tonnes qui ne sont pas toutes vendues sur les marchés.

Les aides accordées par le Conseil général du Lot et le Conseil régional Midi-Pyrénées pour les plantations (50 % au total sur une assiette de 4000 €) encouragent les trufficulteurs à planter.

L’image de la truffe est associée à la vente de séjours d’agritourisme par les hôteliers, restaurateurs, gîtes ruraux, tables d’hôtes, offices de tourisme.

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Organisation professionnelle

Les structures professionnelles du Lot sont :

  • le Syndicat de Lalbenque,
  • l’Association des trufficulteur de Limogne,
  • l’Association des trufficulteurs de la région de Martel.

Ces associations sont regroupées au sein de la Fédération départementale des trufficulteurs du Quercy et sont adhérentes à la Fédération régionale des trufficulteurs de Midi-Pyrénées.

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Promotion

La truffe fait l’objet de nombreuses manifestations pour sa promotion.

Ce sont les associations et syndicats qui se chargent principalement de celle-ci.

La communauté de communes de Martel travaille à la construction d’une maison de la truffe à Cuzance.
A Lalbenque, le projet est à l’étude avec le concours l’Association du Site Remarquable du Goût du marché aux truffes de Lalbenque.
Le site des Grèzes à Lalbenque voit tous les mardis d’hiver des animations sur le cavage des truffes pour les clients de l’office de tourisme, du syndicat de Lalbenque et de fameux restaurateurs des « Bonnes tables du Lot ».

Les conserveurs en truffes du département du Lot participent à la promotion de la truffe avec différentes stratégies.

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Actualités

Les dernières actualités de la Truffe


Contacts

> Fédération départementale des trufficulteurs du Quercy
Président : 
Alain Mazières

> Syndicat des trufficulteurs de Lalbenque
Président :
Alain Ambialet

> Association des trufficulteurs de Martel
Président :
Raymond Boris

> Association des trufficulteurs de Limogne
Président :
Yves Lacam

> Station trufficole du Montat
Pierre Sourzat