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Visite du premier ministre : le monde agricole attend des actes !

En marge de la conférence des territoires, le premier ministre a rencontré les acteurs de terrain, notamment agricoles. Il a visité le GAEC de Mordesson à RIGNAC et s’est entretenu avec les responsables professionnels qui lui ont rappelé les urgences en cours : reconnaissance intégrale de notre zone défavorisée, aides aux exploitations gelées à la hauteur des pertes, concrétisation des états généraux de l’alimentation par de vraies hausses de prix, encouragement de l’installation et du développement…

Quelques heures avant son arrivée sur le département, la FDSEA et les JA ont tenu à lui rappeler qu’il venait en zone défavorisée en occupant l’entrée de l’autoroute à quelques centaines de mètres du parc des expositions où se tenait la conférence des territoires. Avec tracteurs, remorques, cailloux et genièvres, symboles d’un terroir défavorisé depuis toujours! Une action syndicale destinée à lancer le débat sur les principaux dossiers chauds en attente de règlement au niveau national.

         

D’abord la redéfinition des zones défavorisées où la profession ne comprend pas le retour en arrière de l’Europe avec le non classement des cinq communes du Quercy blanc et les quatorze communes de la vallée de la Dordogne ! Ces territoires ont toujours bénéficié de ce zonage et n’ont pas changé de nature. Mais des erreurs d’analyse des critères de sol et de prise en compte des veaux de boucherie aboutissent à les exclure. La profession a pointé ces erreurs du doigt, soutenue par l’ensemble des élus, conseil régional, département, parlementaires…

c’est également le grave sinistre du gel de printemps qui a détruit à plus de 70 % les récoltes de raisins, noix et châtaignes. Notre département est l’un des plus touchés de France avec des conséquences économiques extrêmement lourdes pour les exploitations concernées. La profession en appelle à la solidarité nationale avec une reconnaissance officielle de cette calamité et des mesures à la hauteur du préjudice: prise en charge des cotisations sociales, majoration exceptionnelle du taux d’indemnisation calamité pour les pertes de noix et de fonds…

Enfin, les grandes filières de production attendent des résultats concrets et un vrai retour de valeur ajoutée aux producteurs suite aux états généraux de l’alimentation. Les responsables syndicaux exigent une transcription dans la loi des nouvelles obligations imposées à la distribution afin d’éviter une fois encore tout contournement abusif.

          

AU CONTACT DU TERRAIN

Il était venu toucher du doigt les réalités d’un territoire rural et prendre le pouls de ses habitants dont le sentiment d’abandon ne cesse de croître ! Il a donc rencontré le milieu agricole. Deux heures consacrées à la visite du GAEC de Mordesson à Rignac, suivie d’une table ronde avec les responsables professionnels lotois.

Entouré de ses conseillers techniques, Edouard PHILIPPE a écouté les principales revendications portées par la profession pour maintenir un maximum d’agriculteurs, seuls capables d’assurer l’aménagement du territoire, la préservation des paysages et de la biodiversité si chères aux touristes et aux environnementalistes.

Les principaux responsables lotois ont pu développer leur argumentation et l’interpeller directement en toute franchise. Les présidents de la Chambre d’Agriculture, Christophe CANAL, de la FDSEA, Alain LAFRAGETTE, des JA, Lionel FOUCHE, des syndicats viticoles, Maurin BERENGER et Claude GUITARD, du comité du noyer et châtaignier, Georges DELVERT, des producteurs laitiers, Thierry ROQUEFEUIL ou de la filière bio, Henri BONNAUD, lui ont tour à tour présenté les freins et les verrous qui découragent les paysans et bloquent le développement de l’activité. Une Agriculture pourtant orientée ici sur la qualité à tous les niveaux: gustative, saine pour le consommateur, respectueuse de l’environnement et source de multiples richesses malgré les handicaps naturels. Ils lui ont donc demandé de tout mettre en œuvre pour maintenir cette dynamique en levant ses freins et ses contraintes.